Ce n’est pourtant pas faute d’entraînement, ni d’endurance… Sans s’annoncer, il peut surprendre tous les montagnards, même les plus avertis. À 3400 mètres d’altitude, dans cet univers minéral abrupt où le moindre mauvais pas ne pardonne pas, le mal des montagnes a montré sa toute puissance, stoppant avec autorité le bel élan qui emportait vers le sommet. Il faudra, une autre fois, hisser de nouveau ce lourd sac de 30 kilos rempli de matériel, pour dépasser les 1800 mètres de dénivelée déjà franchis, atteindre la cime du Viso, 400 mètres plus haut, et y passer la nuit. En attendant le retour des compagnons de cordée, liberté est donnée au regard de parcourir la terrible paroi surplombant le fragile bivouac, et d’y découvrir deux tichodromes, qui eux, se trouvaient très bien là.