• Le bonheur n’est qu’illusion, le malheur est lui bien réel.

• La plus grande souffrance est de ne pas pouvoir s’exprimer.

• La sensibilité naît d’un vécu et s’épanouie par la souffrance.

• La photo apprend à voir au-delà des apparences.

• Le bonheur de vivre est dans l’espoir du lendemain.

• Il faut vivre dans ses rêves.

• Je n’aime pas être considéré comme un loisir ou un intérêt.

• Tout ce qui fait l’être est dans la nature.

• Avant d’avoir les mots, il faut en entendre la musique.

• Il faut devenir toute chose.

• Contempler le temps, n’est-ce pas là l’essentiel ?

• Les ombres sont seules capables de révéler ce que l’on à de plus caché en sois.

• Est beau ce qui nous dépasse.

• On nous fait croire qu’on est des héros pour nous rendre esclaves.

Composer une image, c’est tenter de résoudre des problèmes. Chacun a les siens propres, ce qui donne un regard différent.

La question n’est pas de savoir si nous faisons partie de la nature, mais si nous voulons en faire partie (ex: livres nature rangés dans loisirs).

La photo étant à portée de tous, elle n’est pas perçue par le grand public avec autant d’intérêt et d’admiration que la peinture.

Ne pas photographier l’apparence des choses.

Les instants de grâce où je perçois l’essence des choses.

Les grands succès ne sont pas forcément de grandes oeuvres, car pour plaire à la masse il y a souvent de grandes concessions.

Beaucoup on une passion. Ma passion à moi, c’est la nature. Et contrairement aux autres passions, je n’admire pas la création de l’homme mais une création, en quelque sorte, dont l’homme est issu.

Le cauchemar que je fais depuis que je suis petit (des billes qui deviennent grosses comme des planètes et nous écrasent), c’est celui de l’avenir, celui de la société qui ne cessera de croitre et de nous écraser.

Le sentiment, je n’ai que cela pour me situer dans l’univers.

Avoir la conscience du passé, c’est avoir la force du présent.

(Vagabond) (Passager, Passant) [d’un monde (d’un temps, d’un instant) que j’aurai nourri de mon esprit]

Joyeux je m’en irai suivant la trace de l’oubli

En moi le songe des vies (existences) futures qui bâtiront leur destin sur (au-dessus de) l’empreinte de mes pas.

Je voudrais le regard de l’enfant et la pensée (les souvenirs) du vieux sage.

Nous sommes tellement bêtes en regard de notre complexité !

De la repoussante (l’indésirable) confusion apparente se laisser troubler par le murmure de (ses) précieuses (secrètes) (lointaines) (silencieuses) confidences.

De plus en plus je me rends compte que l’image est liée aux mots.

Dans la vie, lorsque nous voyons, éveillés, quelque chose qui nous inspire, notre pensée prend le chemin de l’imaginaire.

Dans nos rêves, lorsque notre attention se relâche, notre imaginaire nous incite à visionner certaines choses.

Il en est de même en photographie : nous prouvons photographier ce qui nous inspire, ou mettre en images nos inspirations. Mais pour cette dernière approche, il faut être capable de projetter dans le réel nos propres rêves.

Ne pas chercher à mieux voir les choses, mais à ressentir des choses que l’on pourra ensuite réellement voir (percevoir).

Puissions-nous vivre en harmonie dans l’espace où il nous est donné d’être.

(Ma quête me révèle que) les choses de ce monde (la naturalité) reflètent bien souvent le regard qu’on leur porte.

J’aime que mes images contiennent une part de merveilleux et de tragique.

Faut-il que des espèces aient un “rôle” à jouer pour avoir le droit d’exister ?

Faut-il que nous nous croyions des dieux pour décider de leur destinée ?

À tous les grillons qui peuplent la terre.

Ma vie m’appartient-elle ?

À la question ironique posée sur la comestibilité d’une espèce, l’on peut répondre : ça ne se bouffe pas, ça ne se baise pas, mais ça peut être aimé sans modération.

Doit-on aimer seulement ce qui nous manque ?

Ne devons nous pas réapprendre à aimer ce que nous avons ?

Au même titre que toute espèce vivante, nous nous adaptions à notre environnement. Désormais nous voulons adapter notre environnement à nos exigences.

J’ai un grand tourbillon dans mon œil, et c’est ce tourbillon que mon œil cherche à voir dans la nature.

L’informatique oblige à voir les choses qui sont évidentes. Voyons aussi pour la nature !

C’est une chose que de penser que nous valons plus que les autres êtres, s’en est une autre que de l’être.

La nature ma fait parvenir des visions que je lui impose ensuite par mon regard.

Dans les forêts exploitées je ressens un sentiment “d’élevage industriel”.

C’est une époque qui entretient le culte du mystère autour des personnes, allant jusqu’à occulter la perception vraie des choses.

Mieux voir le monde en raisonnant à l’envers, comme on regarde d’une façon nouvelle une image qui a la tête en bas.

Je m’attache à photographier la situation des choses dans l’univers et leur état de métamorphose.

Comment démontrer au monde qu’il ne veut pas voir ce qui lui fait peur si le fait de le lui dire lui fait peur et qu’il ne veut pas voir ?

Une obsession : lutter intérieurement contre la perception formatée.

Une personne qui pourrait prétendre expliquer ce qu’est la vie devrait avoir dû vivre toutes les vies, expérimenté toutes les disciplines.

Endurer toutes les misères.

Éloge de l’inutile.

S’il est une chose que l’on ne peut posséder, c’est l’amour. Il n’appartient qu’à l’autre, il ne peut être que reçu et ne peut être acheté par un quelconque cadeau, mais il est toujours possible pour celui qui aime d’offrir son cœur lorsque ce dernier le lui impose.

Pour moi, ce qui est le plus beau, c’est de réagir à une perception sensible.

Il faut être indépendant pour bien se porter. Moi je ne le suis pas, je dépends de l’air que je respire.

Dans les grands vents qui portent et emportent les fragiles ferveurs, je me suis vu exister là, devant toi, comme l’animal blessé que le peuple ignore, recueillant les dernières effluves d’un précieux parfum en attendant que le béant chagrin m’aspire en son cœur.

Si tu sais écouter battre ton cœur, tu ressentiras la respiration du monde.

Nous n’avons pas les yeux qu’il faut pour voir les plus précieux diamants.

L’apprentissage du primordial passe par du désaprentissage.

Les grandes œuvres reflètent les grands tourments.

A cet instant, j’aurais aimé serrer tes mains dans les miennes, comme on fait une prière.

Nul besoin d’entendre ce que je sais déjà. Nul besoin de peine plus que je n’en ai déjà. Je deviendrai fantôme, présent sans être là. Et ma reine de la nuit, comme l’autre fois, de tous mes tourments me soulagera.

Certains s’appliquent à rendre la vie pénible à d’autres. Ceux-là doivent alors sans cesse lutter pour ne pas être broyés. La sélection naturelle a été remplacée.

S’il est des rois, c’est que certains en ont besoin.

Si nous pensons que la nature est belle c’est parce qu’elle est le refuge du silence humain. Ce silence nous apporte le repos dont nous avons besoin.

L’homme est au service de lui-même, et il se fabrique des outils qui sont au service d’eux-mêmes.

Laissez donc une place à l’imprévu, à la fantaisie, et même à la peine et au malheur, car la diversité qui irrigue la vie en a grand besoin.

Ombre et lumière s’opposent, bien et mal, joie et peine, faim et satiété… C’est ce qui nous permet de les distinguer. S’il n’était qu’un seul parfum sur terre, sans doute ne le sentirions-nous plus. Peut-être que nous ne voyons pas ce qui mène le sens de notre existence parce que rien ne s’y oppose.

L’espace infini absorbe chacune de nos pensées. C’est comme si nous voulions construire quelque chose sur du rien.

L’ampleur d’un message tient du contraste dont il se veut le porteur.

Le temps de la longueur crée de la diversité. Au contraire, le temps de la rapidité uniformise.

L’art du dialogue, c’est de savoir ce qu’il ne faut pas dire.

Tout vivant qu’on égorge appelle à l’aide avec le langage qui lui a été donné. C’est peut-être là que, tous, nous nous joignons, là qu’il n’y a plus de barrière entre les classes et les espèces, là qu’est l’espace universel.

Profondeur et tristesse, légèreté et gaieté, c’est la grande confusion chez les bien pensants.

Les ramures qui s’arrêtent de croître sont celles qui font les plus belles fleurs.

La beauté est partout, pour peu qu’on veuille la voir.

Faire partie du grand tout, avant de s’en aller rejoindre le grand flou.

Ceux qui ne prêtent pas attention à ce qui les entoure sont voués à disparaître.

Réussiront ceux qui prennent plaisir à se donner de la peine.

Plus important que de chercher des nouveaux angles de prise de vue, toujours plus originaux mais souvent dénués de sens, il faut chercher une autre manière de comprendre et ressentir le monde.

Avant d’étalonner nos écrans, commençons par étalonner nos esprits.

C’est tellement simple de se sentir puissant lorsqu’on est aux commandes d’un monde que l’on se crée virtuellement !

Peu importe ce qui est fait, pourvu que ce le soit avec élégance.

Si tu t’ennuies, c’est que tu es encore enfermé dans ton monde. Lorsque tu regarderas ce qu’il faut, lorsque tu penseras comme il faut, tu ne t’ennuieras plus.

Suis-je moi-même, ou suis-je ce que certains ont voulu que je sois ?

Pour être détendu :

– Penser à l’univers.

– Ne pas se sentir dépendant des autres.

– Déclencher en soi un état amoureux.

La nature nous fait comprendre bien des choses par le silence qu’elle impose, alors que nos paroles ne servent qu’à nourrir les incompréhensions que nous avons les uns envers les autres.

Comment peut-on voir la vie comme un combat, alors que c’est une expression des plus merveilleuses !

Autrefois, nous construisions nos rêves sur des faits issus de la réalité. Aujourd’hui, nous bâtissons notre quotidien sur des rêves déconnectés de la réalité.

Plutôt que de vouloir bouger le gros rocher rugueux de la bêtise, au risque de s’écorcher, poissons plutôt les pieds dessus afin de voir le monde d’un peu plus haut.

Les seules choses qui puissent réellement m’appartenir, ce sont les impressions qui me sont données d’avoir.

On s’intéresse à la technique pour développer toujours plus la créativité, mais par la suite cette créativité n’intéresse que peu de personnes, c’est la technique qui focalise tout l’intérêt.

Constamment, luter contre la pensée cloisonnée.

Les grandes innovations ne se conçoivent pas dans des moules.

L’amour est un territoire qui ne connait pas de lois. On peut y faire et y dire ce qui nous chante, sans jamais avoir à se justifier, ni du meilleur, ni du pire.

Nous nous devons d’être de dignes échos de la démesure du cosmos.

Ce qui procure une dimension à un être, c’est sa capacité de résilience.

Les mots proviennent des vibrations qui vont et viennent entre mon cœur et mon esprit, si tant est que ces derniers m’appartiennent.

Au-delà de l’individu, bien et mal n’existent pas.

Je m’étonnerai toujours de ne pas trouver davantage, chez les humains, cette aptitude à discuter de choses qui peuvent paraître étrangères à notre monde intérieur, mais qui pourtant, en toutes circonstances, ont le pouvoir de nous enrichir. Sommes-nous voués à la pauvreté ?

À vous, les salauds, qui avez sans le savoir contribué au développement de mon esprit, je vous offre un mépris qui sera ma façon de vous dire merci, en espérant que vous puissiez en faire bon usage, vous aussi.

Un présent dépourvu de noblesse ne peut que réveiller les souillures assoupies du passé.

L’état sauvage ne revêt sa pleine dimension qu’en étant oublié.

Si mon but, concrètement, existe, le jour où je l’atteindrai, j’aurai peur, alors que si mon but est inaccessible, je n’aurai peur de rien !

Apprend à être heureux de voir qu’il y a en ce monde autant de choses horribles que magnifiques. Le véritable bonheur est dans l’appréciation de cette diversité.

Nos lois sont faites pour la vie en société. Dans la nature, nous n’en avons pas besoin, nous devons avoir une morale.

Si nous ne trouvons rien à photographier dans notre environnement, c’est que rien ne correspond à nos aspirations. Mais si nous sommes capable de métamorphoser nos aspirations, alors nous trouverons une multitude de choses à photographier.

Il est tellement plus facile de se trouver des points communs dans la banalité plutôt que dans l’excellence !

Écologie profonde ou respect superficiel ?

Donne ton éblouissement au monde plutôt que de chercher à t’emparer, et bien plus profondes seront tes images.

Le moyen le plus facile de ne pas souffrir est certainement celui qui consiste à évacuer sa souffrance en la faisant vivre aux autres.

Tichodrome : comment ne pas s’émerveiller en découvrant qu’une si belle fleur peur s’épanouir en plein désert ?

Pour faire sa place parmi les autres, il faut disposer, dans sa tête, d’un véritable arsenal, et savoir où se situe chaque chose, pour pouvoir les saisir et les utiliser quand il le faut.

La vie mérite mieux que d’être considérée comme un simple amusement.

Avoir des émotions devant ce qui va de soi, il me semble parfois que c’est être quelque peu dénaturé. Mais ne pas avoir d’émotions dans la nature, il me semble que c’est être soi-même dénaturé.

La meilleure chose à faire lorsqu’on souhaite aider les autres, c’est avant tout de les accepter tels qu’ils sont.

Chercher à plaquer sur l’autre la vision par nature déformée que l’on a de lui, c’est livrer au grand jour les dysfonctionnements que l’on entretient en nous-mêmes.

Brille le cœur de l’homme qui s’abandonne, quand, à celui (de la soif / des gloires obscures / des ravissements obscurs / de la charité / de la reconnaissance / de l’espoir / du profit / de la peine / qui est trop fréquenté) il préfère emprunter le chemin de l’oubli, et s’accordent aux palpitations des étoiles ses lents pas d’animal blessé.

Brille le cœur de l’homme qui s’abandonne, quand le chemin est obscur et qu’il part se réfugier dans l’oubli, au plus loin des (peurs / tensions / croyances / douleurs / habitudes / cruautés / obligations / devoirs / repères qu’il s’était établis / repères qui faisaient son univers), et recueille en lui-même les palpitations des étoiles qui s’accordent à ses pas (mesurés / harmonieux / respectueux / feutrés / silencieux, vacillants) d’animal (meurtri / blessé).

L’art, c’est offrir son profond amour à l’impalpable lorsqu’aucun humain n’est prêt à le recevoir.

Enchanteresse tu es, comme une fleur née d’un espoir oublié.

J’aime les forêts profondes

parce que les hommes n’y sont pas

et que je suis libre d’aller

sur les sentes que les chevreuils,

les…

ont emprunté des tous temps

Il est souvent bien plus épanouissant d’écouter le vent plutôt que les gens.

J’ai couru après une morale que je croyais tellement belle qu’elle m’apporterait l’honneur d’être vu. Il n’en a rien été.

Pour supporter de vivre autre part que dans la bêtise, il est indispensable d’être bien entouré.

La peuplade obnubilée par la bouffe et au regard absorbé par l’étroite profondeur de son propre nombril.

Le manque d’eau fait mourir les arbres.

Le manque d’amour fait mourir les poètes.

La précision est ma seule défense contre les agressions injustifiées.

Il paraît qu’il n’est pas trop recommandé d’avoir l’esprit calculateur, et encore moins manipulateur. Pourtant, pour aller loin, n’est-il pas conseillé de ménager sa monture ?

Dans la vie, il suffit parfois simplement d’avoir à côté de soi quelqu’un qui y croit.

La mélancolie sait être un formidable moteur créatif pour qui sait lui prêter une oreille accueillante.

“Après la pluie, le beau temps”.

Alors, nous sommes en droit de considérer la chose suivante : après le beau temps, la pluie.

L’amitié, je n’y crois plus. Je pense que c’est un moyen pour les humains de se masturber.

Pourquoi les acteurs de cinéma ont-ils tant de succès ? Sans doute parce que nous sommes tous des comédiens.

De nos jours, est considéré comme marginal ce qui n’est pas médiatisé.

Si j’étais amené à pleurer parce que quelqu’un m’aurait dit quelque chose ayant une forme blessante, je pleurerais non pas pour moi, mais pour la personne qui ne ressent pas la présence de ce joyau invisible qui est en chaque être vivant, en chaque chose qui constitue ce monde, en chaque instant. Et ces larmes, devenues semence, j’essaierais, par un souffle créatif semblable à un grand cri lancé dans les airs, de les offrir aux cœurs de ceux dont l’esprit n’est que trop peu verdoyant.

Il est du devoir de chacun d’être le soin de l’autre.

Que signifie le mot “animaux” ?

Vraisemblablement tout ce qui n’est pas humain.

Cela n’offre que très peu d’espace pour beaucoup d’espèces.

Par conséquent, je trouve que ce mot est pour ma langue un sac bien trop lourd à porter.

Ce qui vous fait penser qu’ils sont différents, c’est qu’ils n’ont pas sur eux de miroirs autres que ceux de leurs yeux impartiaux pour que vous puissiez vous y voir.

La plupart des gens ne sont intéressés que par ce qui leur est accessible, c’est pourquoi ils stagnent à un niveau si bas.

Le fait que tu relèves quelque chose en particulier révèle que tu en as ignoré beaucoup d’autres.

La beauté, c’est ce qui nous renvoie à notre condition d’être vivant.

Mettre les gens face à leur nullité les rends plus méchants qu’ils ne le sont déjà. S’ils sont un minimum intelligents, le simple fait de s’en écarter devrait les inciter à mieux comprendre ce qu’ils sont.

L’ambition a tôt fait d’occulter la part la plus importante de la réalité.

Quiconque s’accroche à la vie de manière excessive ne peut vivre sereinement.

Comment peut-on dire d’un site naturel qu’il est “sensible” en omettant de signaler quelle est réellement l’origine du danger sous-entendu ? Parler ainsi est une façon simplette de reporter une “faute” envisagée sur la nature même du site et non sur la cause réelle du problème. Aucun site naturel ne pourrait se limiter à l’image élaborée par nos concepts humains. C’est l’homme qui a besoin d’apprendre à vivre dans la nature.

Comment peut-on afficher sur des panneaux qu’il est dangereux de s’aventurer sur les berges d’un torrent ? Plus juste serait d’écrire qu’EDF a rendu la chose dangereuse. Par cette imprécision, est entretenue la peur de la nature.

Lorsque les yeux se posent sur la terre détrempée, je pense à mon pépé.

La guerre est sublime par le déploiement d’énergie qu’elle suscite. Le printemps est sans doute la guerre la plus importante qui ait lieu sur terre.

Demain j’irai me perdre, parce que j’ai compris aujourd’hui qu’en restant sur les sentiers balisés, se perdrait l’essentiel de ma vie.

La grandeur d’une personne se mesure par toutes les bêtises qu’elle ne dit pas.

Tout homme porte en lui de l’espoir. On pense que certains choisissent de nous quitter parce qu’ils sont désespérés, mais peut-être ont-ils choisis de rejoindre un espace qui se révélerait digne de leurs plus beaux espoirs…

Toujours l’espoir est présent, mais pas systématiquement sous la forme habituellement imaginée.

Ceux qui ont la faculté de pouvoir bouger par leurs propres moyens rêvent du moindre effort et de laissent transporter par de lourds engins, quand ceux qui ne peuvent plus bouger autrement qu’en étant portés par les machines rêvent de redécouvrir la sensation de l’effort.

L’art, c’est le fait d’agencer des éléments pour leur donner un sens.

Nous éradiquons ce qui de tout temps nous a fait rêver, et dans un même temps nous nous fabriquons en remplacement tout un tas d’illusions.

Par “l’éducation”, nous cultivons les hommes, tout comme nous cultivons les forêts, pour que les arbres poussent bien droits et prennent ainsi une forme qui réponde aux utilisations que notre société en fait.

Sur les sentiers, il est clair de constater que les humains ne savent plus traîner leur viande autrement que sur du bitume bien aplani.

Le parcours d’une vie est semblable au cheminement d’un sentier sur une arête effilée. Il suffit de poser une seule fois un pied à côté pour basculer sur le versant du bonheur ou bien du malheur sans jamais pouvoir se rattraper, comme si une fois parti dans la pente les pierres se mettaient à rouler sous les pieds.

La photo, c’est donner des formes concrètes à des intentions qui sont par nature impalpables.

Les photos dépourvues de messages ne sont là que pour servir un esthétisme creux.

Parce que je ne comprenais pas certaines choses, je me suis dit que l’orientation de ma pensée n’était pas bonne.

Le but de l’existence ne m’apparaissant pas, je me suis dit que si nous étions là c’était parce que rien ne s’y opposait.

Parler du monde invisible, c’est évoquer des événements qui n’ont pas lieu, mais qui contribuent tout autant au développement des choses que les actions qui sont pour nous évidentes.

Le seul véritable espace de liberté ne se trouve pas dans la nature – encore moins depuis que celle-ci est gérée – mais dans nos pensées.

La nature est comme ci, la nature est ça… Mais comment peut-on parler d’elle comme si elle était distincte de nous, comme si elle n’était qu’une grosse mécanique ?

Nous produisons des poulets. Les poulets étant considérés comme des produits, nous produisons donc des produits.

En voulant nous abriter de la pluie en échafaudant au-dessus de nous des toits, c’est du ciel tout entier que nous nous sommes coupés.

Aller vers ce qui est bon et juste “en soi” et non pas ce qui est juste bon “pour soi”.

Ma plus grande douleur étant née du sentiment de l’absence, j’ai tenté de lutter contre elle en introduisant dans mon quotidien le “je suis présent pour toi”.

Chaque erreur commise entraîne des conséquences qui dépassent notre propre personne. Le fait d’être en vie est une responsabilité qu’il nous faut assumer avec soin.

Ce doit être étouffant pour un homme connu que de se retrouver figé dans l’histoire.

Tout préjugé (ou toute phobie) perturbe la clairvoyance, et bride notre faculté de tendre un regard en dehors du confort sclérosant de nos habitudes.

La bonne expression dépend de la capacité de mettre les bonnes images sur les sentiments éprouvés.

Que le verre soit vu à moitié vide ou à moitié plein ne change rien au réel problème qui est celui de ne regarder qu’avec un seul œil, et par conséquent de ne plus distinguer le relief.

Que peut devenir l’humanité lorsque les enfants sont éduqués par des personnes qui se comportent à la façon des bébés ?

Suis-je photographe de nature parce que je considère que l’extérieur est ma véritable demeure, ou est-ce la photographie qui m’a conduit à considérer l’extérieur comme tel ? Quoi qu’il en soit, la vision de la chose s’oppose à l’idée d’un “chez soi” coupé du reste du monde, et qui induit des comportements qui consistent à éloigner loin de soi tout ce qui peut ne pas répondre à ce que dictent nos envies.

Il serait préférable et plus sain de dévisager ceux qui blessent, plutôt que ceux qui se font blesser.

Le vide appelle la nouveauté.

Les jeunes enfants ont un esprit plus clairvoyant que celui des adultes de par le fait qu’ils sont tout entiers ouverts à la nouveauté du monde .

L’être humain a pris pour triste habitude de se servir de la nature pour se montrer, et non l’inverse qui consisterait à vouer nos vies à l’harmonie du monde.

Plus vous serez nombreux, plus vous serez cadrés, et moins vous le supporterez.

Ce qui nous semble si évident est peut-être justement ce qu’il ne faut pas faire, là où il ne faut pas se rendre.

Quand on ne cesse de subir l’adversité, on finit par apprendre à l’aimer, car c’est ainsi le seul moyen de vaincre la gêne éprouvée qui autrement toujours nous poursuit.

Toute action qui tend à côtoyer la grâce est conséquence de raisonnements dépourvus de calculs, par conséquent l’inspiration ne saurait être issue d’un quelconque effort.

L’intensité d’un message est lié à l’étendue de ses propos, aux contrastes qui le constituent, aux extrêmes qu’il nous fait percevoir. Le mélange de douceur et de cruauté, de calme et de tension, d’agréable et de terrifiant, fait naître en nous un sentiment vertigineux qui relie nos sens à l’essence même de l’existence.

Le sentiment de révolte naît d’une confrontation entre l’élan vital d’un être et le vide créé par ce qui déstabilise toute cohérence. Comme une jeune pousse peut être contrariée par les aléas issus de son environnement et frayer son chemin en luttant autant que nécessaire pour atteindre la lumière, un être humain peut sentir en lui la révolte comme la sève lui permettant de grandir, de se sentir vivre, de s’épanouir, et par conséquent d’être heureux.

Ceux qui n’ont pas appris à trouver du bonheur dans la révolte sont soit malheureux, soit morts.

Toute question abordée sous un angle peut l’être sous un angle opposé.

Se fondre par amour aux ombres mystérieuses de ce qui nous enchante, ou se tenir aux branches les plus dressées afin d’être embrassé par la lumière.

Vous privilégiez ceux qui vous ressemblent à tout ce que vous méconnaissez. Fût un temps où vos semblables considéraient les gens de peau noire comme n’étant pas des hommes. Hier encore, vous proclamiez que les animaux n’étaient pas des êtres vivants. À présent, vous affirmez que tout ce qui n’est pas vous est indigne d’être. Mais cependant, nous sommes tous frères devant l’adversité.

La contemplation précède la révolte. L’époque du seul plaisir est révolue.

Plus on se dresse et plus grandes sont les ombres à entraver de leur obscurité les floraisons nouvelles.

Le temps n’existe que par le biais des actions que nous accomplissons. Les battements de notre cœur en sont les premières expressions.

Vite vite vite va la société, le regardant plus là où elle met les pieds.

La responsabilité est ce qui nous maintient en vie.

Nous voyons le monde comme nous le demande notre vie d’être humain.

Le but de ma vie, s’il devait y en avoir un, aura peut-être été celui de me trouver sur ton chemin.

La compréhension des choses, c’est comme un grand puzzle. Plus on parvient à assembler entre elles certaines idées, plus il est commode de trouver ce à quoi rattacher les nouvelles.

Toute espèce vivante n’est pas éternelle. Tout type d’espace est par nature ouvert à la nouveauté. Et si le but de notre existence était de faire fructifier, par quelques actions qui soient,  bonnes ou mauvaises eu égard à notre vision d’humains, les capacités inventives du vivant dans son entière globalité ?

La délicatesse ne peut pas faire de bruit.

Des souffles d’air chaud montent de la vallée, comme échappés de la fourrure épaisse d’un animal assoupi.

On ne peut offrir des rêves à autrui sans risquer de porter préjudice à ce qui les a fait naître. Tout rêve est propre à chaque individu. Chaque chemin est unique, et il convient de ne pas mettre au banc le sentiment de solitude quand, autrement, les pas groupés des masses creusent des ornières dans l’étendue des jardins nourriciers.

Suivre la trace, c’est faire comme les autres, et donc ne pas être soi-même.

Les masses adhérent à leurs habitudes, et craignent ce qui les dépaysent.

L’expérience mature donne tout son sens aux perceptions présentes.

Le seul fait de dire “je n’aime pas” introduit dans le monde une parole qu’on est en droit de ne pas aimer.

L’essentiel n’est pas de convaincre mais de comprendre pourquoi chacun réagit ainsi.

Je n’ai que faire de faire rêver les gens qui eux ne me font pas rêver.

La rentabilité s’est infiltrée partout, jusque dans les regards qui cherchent en toutes choses un but ou une utilité. La beauté présente en ce monde vient de ce que l’on parvient à éprouver de manière désintéressée, et non de ce que l’on cherche à s’octroyer.

Si tu le dis, c’est que tu éprouves le besoin d’être rassuré à ce propos.

Il n’y a que la continuité qui soit plus résistante qu’un rocher.

Adopter une manière d’être qui corresponde aux envies éprouvées par la majorité nuit à l’épanouissement des singularités.

Tout véritable artiste court le risque d’être mal-aimé.

Répondre à l’appel de l’ornière ou à celui des sentes ensauvagées ?

Actuellement, ceux que l’on nomme à tort les artistes sont des machines produites par le système pour produire des sensations. Ils ne créent plus pour crier par leur art les vérités qu’ils ont perçu du monde.

Je viens d’un monde régit par des normes dénaturée, où il est chose habituelle que de prendre autant que peut tout en offrant le moins possible. Ici, où les hommes sont absents, il fait bon offrir son émerveillement à tout ce qui honore en silence notre venue.

Les plus belles fleurs, comme les plus belles âmes, sont vouées à disparaître prématurément. Elles sont nées du déséquilibre issu des volontés adverses, et mettent toute leur vigueur à briser les noirceurs qui les séquestrent.

La nature procure le sentiment sacré d’exister, quand dans la société règne en maître l’anonymat.

Ce qui “fonctionne” est forcément un reflet de l’état d’esprit de la société actuelle. La question qui se pose est alors de savoir si cette société nous plaît.

Tous ces gens qui proclament avoir compris ce qui pourtant ne peut être compris par l’humain.

Les pas que j’aurais souhaité faire, mais qui, sans justement cette nostalgie de ne pas les avoir fait, n’auraient pu avoir lieu.

Chaque instant vécu est une énigme à résoudre par le biais des outils appareil photo et esprit.

Souvenirs et parfums sont de la même consistance.

La vie, la nature, tire sa force de tout ce qui n’est pas.

Au bord de la route, un panneau affiche “zéro pesticides”.

Peut-on se vanter de tout le mal qu’on ne fait pas ?

Au pied d’une pompe de station service, un insecte écrasé. Des gens se servent en essence, discutent, et se souhaitent un bon week-end.

En dialoguant, j’ai le sentiment de confier de vieux parchemins, dont je n’aurais plus que faire, sur lesquels figurent des écritures relatant les errances d’un regard passé.

Toute existence est née de l’expression d’une volonté.

Mais pourquoi donc, au sortir des beaux rêves dans lesquels vous ont conduits les poètes, retombez-vous dans l’acceptation de la vilainie ?

Les seules démarches qui aient du sens sont celles qui tendent à nos porter vers l’unité.

La grandeur des choses est dépendante du mépris qui est porté par la masse.

abandonner l’autre sous le coup d’une pulsion, c’est souiller la confiance de ceux qui chérissent l’espoir.

Ceux qui ne se rendent pas compte que la vie est une tragédie ont un problème… dont ils ne se sont pas encore rendu compte.

Ceux qui voient l’horreur avec intensité sont ceux qui sont habitués à vivre dans la beauté.

Il y a parfois, dans les moments pénibles, des souvenirs qui viennent à notre rescousse.

Il est certains choix qui donnent l’impression d’avoir fait un pacte avec le diable.

Le bien doit-il être nécessairement ce qui nous met bien ?

Bien et mal sont des images que nous plaquons sur l’étendue de nos besoins.

On dit souvent qu’il n’est pas bon d’exaucer les caprices des enfants, cela ne favorisant pas leur épanouissement ni leur aptitude à percevoir les valeurs, cependant, nous acceptons de vivre dans une société où les marchés sont aux ordres des dictats du caprice.

Où peut donc se trouver la raison, entre ceux qui vivent sans se poser de questions, et ceux qui cherchent à savoir pourquoi ils sont là ?

Ceci est un drôle de paradoxe que de s’apercevoir que le rejet avive les facultés liées au ressenti, et que le grandissement de ces mêmes facultés accentue le rejet.

Où sont passés les braves, dans ce monde où seuls semblent exister ceux qui avancent d’un pas décidé vers les désirs nés de leurs hallucinations ?

Cela est mon rôle, sur Terre, d’être ébranlé par les battements d’ailes des papillons.

Les méchants se font renverser pour leur dureté, les gentils se font piétiner pour leur naïveté.

Que serait l’émotion sans la tragédie ?

Plutôt que de chercher à tout prix à donner du sens aux questions que l’on se pose, il est parfois plus avisé de penser que les questions en elles-mêmes sont le sens. L’esprit est souvent trop enclin à suivre le chemin auquel il est habitué.

En supprimant la fantaisie, vous bâillonnez les expressions de la vie. Puis vous allez tenter de lui redonner forme par le biais de divertissements dont l’encadrement exagéré finira de détruire la faculté que nous avons de nous émerveiller de la vérité.

Au gré de l’instinct, je laisse aller le moi rescapé d’une époque révolue, où ce qui donnait sens à l’existence était l’offrande à la beauté.

Je n’aurai de paix tant que je n’inspirerai crainte.

Au lieu que notre vision du monde soit une offrande d’humilité envers tout ce qui tend à nous émerveiller, tel un jouet, le monde est mis au service du besoin d’amusement de quelque humain.

L’on peut chercher à trouver gloire dans un monde limité, mais dans l’infini, où se trouve l’intérêt ?

Chacun de nous est un maillon d’une grande chaîne étoilée. Sans échange avec ceux d’à côté, sans contact, sans continuité, nous sommes voués à tourner sur nous-mêmes sans autre espoir que celui de voir s’épancher le grand vide sidéral.

Le partage est révérence à la céleste unité.

S’effacer davantage jusqu’à se rendre transparent s’inscrit dans la continuité des évidences que beaucoup souhaiteraient voir ignorées.

Bon Noël aux étoiles qui regardent nos agissements.

Toute différence est susceptible d’être perçue comme étant bizarre dès lors que nous manquons d’ouverture dans certains domaines.

La vie consiste en une grande partie de jeu d’éclaireur. Malheureusement, trop de personnes restent cantonnées dans leur monde étriqué.

L’écriture est un reflet partiel de la pensée. Les mots ont leurs limites, les sentiments, eux, n’en ont pas.

Il est aisé d’inverser causes et conséquences. Le regard se tourne souvent en direction de ce qui charme nos a prioris.

L’art est partout blotti, dans nos écrits, dans nos pensées, dans nos actions, dans nos aspirations, et jusque dans nos plus infimes soupirs, pour peu que ceux-ci soient mus par un besoin vital de faire part à l’espace infini de la féerie par laquelle nos émotions se sont vues embrassées.

La mélancolie est pour moi semblable au plus réconfortant des câlins. Elle irrigue tout mon être d’une vigueur créatrice et décuple ma capacité à m’extasier devant l’infime. Beaucoup n’y voient à tort qu’un aspect “négatif”, la portée de leur regard sur la chose ne dépassant pas le reflet de leur propre vision, alors que dans les profondeurs de tiennent les plus précieuses faveurs.

Je vais suivre comme une ombre sauvage la sente de ton bon goût.

Le bonheur peut revêtir des habits de résignation, lorsque le seul qu’il nous soit possible de toucher est celui que certains ont dépouillé de la spontanéité (idée d’imprévisible, d’incontrôlable).

Les tensions entre les gens viennent du manque de place laissée aux intérêts de chacun.

Contrairement aux humains, les moutons savent encore marcher dans l’herbe.

Des personnes trouveront plaisir à recueillir des chats abandonnés, même si ces derniers ont des problèmes de santé, mais lesquelles trouveront le même plaisir à recueillir des humains ?

Certains évitent de penser aux tragédies afin qu’elles ne nuisent pas à leur bonheur, alors que le fait d’en avoir pleine conscience et de les regarder bien en face ne pourrait que renforcer l’appréciation de leur bonheur et par là même son intensité.

Aimons-nous seulement l’autre, ou plutôt l’image que nous en avons ? L’autre n’est-il pas devant nous pour nous montrer combien nous sommes à même de nous émerveiller, et d’aimer ?

Sentiments et illusions s’entremêlent pour ne faire qu’un.

Comment peut-on éprouver un sentiment de fierté face aux cadeaux de la vie ? Ce sentiment devrait germer de nos actions, et non de ce que l’on reçoit.

N’est-il pas plus tragique de chercher délibérément à ne pas voir les choses susceptibles de nous tourmenter que de les regarder bien en face au risque de nous rendre quelque peu malheureux ?

La seule issue pour se sentir bien dans une société où les lois sont absurdes est d’apprendre à aimer tricher.

Toute chose contient une part de bon. Les pires crimes ont de bon qu’ils raniment les joies simples de la vie que le train-train quotidien n’a que trop tendance à noyer dans l’oubli.

Nous avons pour habitude de penser que notre corps est le nous-même et que les sentiments qu’il éprouve sont les fruits de ses capacités. Mais davantage que notre corps, le “nous-mêmes” est peut-être le sentiment de l’instant, et notre corps l’outil lui permettant de se joindre à celui du voisin.

Je sais que si je pouvais assouvir le besoin que mon amour pour toi me pousse à vouloir te posséder, mon sentiment aussitôt s’évanouirait. Car de l’inaccessibilité dépend l’intensité du sentiment porté.

L’argent obéit aux caprices, et ne cesse de les faire grandir au détriment de la sagesse.

S’il devait y avoir une barrière dans la vision que j’ai du monde, une quelconque limitation, je me devrais de la balayer.

Les pépites ne se découvrent qu’à grands coups de masse.

La photographie, c’est extraire une idée d’un réel confus.

Pour toute chose à venir, la plus grande épreuve de la condition humaine est de ne pas savoir.

Le choix d’un sujet à photographier découle de la perception issue d’une culture. Tout le travail photographique consiste à trouver ensuite le moyen d’accentuer le ressenti.

Celui qui n’est pas prêt à en mourir n’aime pas vraiment.

Il peut être plus profitable pour le bonheur commun de suivre son intuition sans prêter garde à ce qui est autre que soi que l’idée que l’on se fait des bienfaits découlant de l’application stricte d’une morale.

La mécanique de l’esprit a tôt fait d’entraîner sur les chemins des conflits intérieurs, et par là même à des rapports défaillants avec le monde environnant.

L’univers repond favorablement aux décisions prises par intuition.

L’idée que l’on se fait des choses influe notablement sur ce qu’elles sont réellement. Reste à s’entendre sur ce qu’est le réel.

Ma vie n’est pas ce que je suis. Ma vie, c’est le regard de l’autre. Toute vie est contenue dans le regard d’autrui.

Toute jouissance passe nécessairement par le fantasme.

Entends cette mélodie, comprends la, et fais en toi son émissaire.

Les faibles sont méprisés, les forts sont jalousés, et les autres sont critiqués.

La sagesse semble être en toute chose qui se tient loin de l’humain.

Dans le monde que les hommes se sont fait, mon unique richesse sera celle de ne pas être pour les autres une nuisance.

Le moins on possède d’accessoires et d’outils, le plus on comprend les arcanes du monde sauvage.

Pour survivre dans ce monde où les humains détruisent la beauté, je devrai apprendre à ne plus aimer.

Tu me fuis pour mes idées, et moi je suis triste. Si je te fuyais pour les tiennes, tu en serais réjoui. Là est ce qui nous distingue.

Les besoins que l’homme s’invente rendent le rythme de son quotidien antinaturel.

Vivez pour engraisser votre portefeuille ! De vous, il n’y a que cela qui nous intéresse.

J’ai toujours considéré comme essentiel, vital même, de raisonner sur un autre plan que celui des “marchés” et de la “rentabilité” immédiate et individuelle. Car si notre société va si mal, si nos activités sont compromises, et si les relations humaines sont tellement dépravées, la cause en est certainement cette course incessante à l’accaparement du tout pour soi.

Bien qu’instinctive et naturelle, la recherche à outrance du confort et de la sécurité nous conduit à être le plus grand des dangers envers nous-mêmes.

Ce qui dans la fiction nous effraie comme une mise en garde a aussi pour faiblesse de nous accoutumer.

En maintenant le peuple dans le besoin, les riches le poussent à marchandiser ce qui à l’origine ne peut l’être, créant ainsi de nouvelles ressources financières.

Le concept de propriété découle d’un instinct de défense. Plus nous sommes nombreux, plus nous éprouvons le besoin de nous protéger.

Le spectaculaire attise les convoitises.

Les rêves d’enfance, ceux du tout début de votre conscience, nous suivent toute notre vie durant. Ce sont eux qui décident de chacun de nos pas et du futur vers lequel nous nous rendons.

Il est fort dommage que l’homme cherche si souvent à se tenir dans la lumière, car en évitant la pénombre, il finit par oublier que les vitraux ne peuvent se contempler que dans l’obscurité.

Il est terrifiant de constater que les connaissances des gens de limitent la plupart du temps aux infrastructures humaines.

Les vies entièrement vouées au fric n’attirent dans leur entourage que des personnes intéressées par le fric.

La société est le reflet de ce que sont devenues nous consciences.

Pour des besoins en nutriments, l’homme met au point des aliments qu’il modifie génétiquement, et pour répondre à ses besoins visuels, il conçoit des images virtuelles.

Les comportements humains vont à l’encontre de tout ce que font les héros de cinéma.

Lorsque nous décrétons qu’une zone naturelle doit être protégée, mise en réserve, ce suis prétexte de la préserver, nous la privons de sa liberté d’être ce à quoi elle aspire.

Nos aménagements de la nature la rende semblable à un carrefour à sens giratoire.

… Et ces affreux constructeurs automobiles qui font en sorte que le claquement des portières qu’ils conçoivent fasse écho à la bêtise généralisée.

Toute personne considérant qu’un individu se trouve dans un extrême de trouve nécessairement elle même, de par son écartement, dans un autre extrême.

Les diamants dont vous vous parez n’ajouteront aucun éclat supplémentaire à votre âme désespérément terne.

Interdire l’accès à la nature sauvage, c’est comme interdire d’aller se soumettre au regard de la personne dont on est amoureux.

La perception que l’on a de l’autre est toujours déformée par les besoins qu’on éprouve et par les craintes que l’on porte.

Si l’on considère que ce qui est vivant est aussi ce qui meurt et devient inerte, de quelle manière doit-on regarder les pierres ?

Je suis la perception que j’éprouve envers le monde.

La mort nous évite de détenir un monopole. Elle permet à la vérité de se situer en toute chose et nulle part à la fois.

Les paysages dans lesquels je déambule sont pour moi comme une porte ouverte sur de nouveaux sentiments, et moi-même je deviens le support de nouvelles perceptions.

Je me demande si les sensations éprouvées n’ont pas davantage de réalité que notre propre existence.

La beauté procure la confiance, et la confiance est à l’origine de toutes nos actions.

J’aime les arbres secs, car une fois perdue leur apparence flatteuse (en l’occurrence les feuilles), c’est leur âme site je perçois.

L’espace des sentiments est le seul où l’on puisse goûter aux saveurs de l’infini.

L’homme prône l’indépendance mais fait en sorte que son voisin lui soit assujetti.

La délicatesse ne saurait se mettre en avant elle-même.

Pourquoi est-ce que je fais de la photo ? Pour honorer les sentiments que j’éprouve.

Les images virtualisées par des retouches exagérées ne reflètent plus les imprévus, la simplicité ni la spontanéité de la vie.

Tout rêve exaucé tue quantité d’autres rêves. Le problème de notre époque, c’est d’avoir pris pour habitude d’obtenir tout ce que nous voulions, que tous nos rêves soient immédiatement exaucés.

Les véritables trésors sont ceux qui moins sont les moins vus des masses.

Morale et beauté signifient la même chose.

Les inventions humaines ont une durée de vie limitée. Seules celles qui sont issues de l’art connaissent l’infini.

Nos affirmations ne sont bâties que sur nos constructions. Lorsque nous déconstruisons, il ne nous est plus possible de rien affirmer.

Le confort nous écarte de la conscience des choses.

Je vais noyer mon chagrin de ne pas avoir devant moi une nature suffisamment vierge dans le flou produit par la large lentille du téléobjectif.

Il nous faut faire preuve de grande incrédulité pour supporter l’univers que nous nous sommes constitué.

Si notre culture nous pousse à adopter certains besoins qui s’avèrent destructeurs (ex : tondre une pelouse), il est nécessaire de la faire évoluer.

Les comportements des gens les plus fiables ne dont plus prévisibles. Quelle est cette maladie de notre époque qui s’empare même des miracles ?